“Les français et la réparation” Analyse de l’étude de l’ADEME

Les Français et la réparation

La publication des résultats du sondage sur la réparation*, nous apporte des chiffres sur la perception et les pratiques des Français. La tendance actuelle, accentuée par la récente crise du COVID-19, se confirme : les foyers envisagent davantage la réparation. AGORA et le réseau STARSAV poursuivent leur mission de sensibilisation en proposant une analyse des données de l’étude.  

Réparer coûte moins cher que d’acheter : la preuve par les chiffres

Le nombre de Français ayant une bonne image de la réparation est en augmentation on passe de 74 % en 2014 à 81 % en 2019. Cette perception s’appuie sur la volonté d’œuvrer pour l’écologie, de faire des économies et de soutenir l’emploi local. En cas de panne, 89 % des sondés cherchent des informations sur la réparation. Toutefois, ils ne sont que 36 % à réparer ou faire réparer.

Cet écart s’explique par un frein : les Français continuent de penser que la réparation est plus coûteuse que l’achat de produits neufs (53 %). L’ADEME en chiffrant l’impact financier de la réparation permet de quantifier ce que nous défendons depuis longtemps chez AGORA. Réparer est souvent moins cher que de racheter pour une large gamme d’appareils électroménagers. En prolongeant la durée de vie d’un lave-linge de 5 ans, un foyer français économise 29 €/an pendant la durée d’allongement, soit une économie totale de 145 € au total.

La fin du discours sur l’obsolescence programmée en France ?

Le deuxième frein pour 51 % des Français est l’obsolescence programmée. Ce message, véhiculé par des groupes, qui s’appuient sur les cas individuels au détriment du bénéfice grand nombre, a durablement fragilisé le secteur de la réparation en France. Les chiffres sur la réparation publiés dans l’étude vont à l’encontre de ce discours communément entendu depuis de trop nombreuses années. Alors que la France a un des prix du produit fini ramené au pouvoir d’achat le plus faible d’Europe, un coût de la main d’œuvre parmi les plus élevés, nous sommes les seuls à avoir créé un délit d’obsolescence programmé. Le climat de suspicion lié à ces messages alimente un cercle vicieux d’achat de produits à bas coût et peu réparable à la suite d’une panne souvent réparable. On note une baisse de 15% par rapport à 2014 des appareils en pannes, seulement 13 % des sondés déclarent une panne 2 dernières années.

Encourager le nouveau réflexe réparation 

L’impact financier et écologique est démontré dans l’étude. Il vaut donc mieux souvent réparer plutôt que de racheter, surtout si l’appareil est relativement cher et relativement jeune. En effet les gains énergétiques ne sont plus suffisamment importants pour justifier de l’achat neuf et fréquents. À nous donc de changer les habitudes de consommation en cette veille de crise économique.

Réparer c’est non seulement économiser, mais c’est aussi relancer l’emploi local dans des PMEs qui participent à stabiliser le tissu économique des territoires. AGORA et STARSAV vont continuer à diffuser ce message positif pour notre avenir commun et mettre à disposition dans les prochaines semaines des outils qui aideront le consommateur dans ses choix.

*Lien vers la publication : www.ademe.fr/francais-reparation

 

 

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